Au nom de Jésus

Au nom de Jésus

Actes 5.27-42

Un jour, un infirme m’a demandé « Que signifie ton nom ? ». Je lui ai dit : « mon nom, c’est juste un nom, il n’a pas de signification ». Nous avons perdu de vue l’origine de nos noms ainsi que de notre identité qui est aussi, en partie, reçue à notre conception. Le nom représente l’identité de la personne, son autorité, sa mission. Nous avons l’expression « agir au nom de quelqu’un » qui l’illustre.

Comme chrétiens, nous portons le nom de Jésus : les « christianos » qui signifie « ceux qui appartiennent à Christ ». Dans le livre des Actes, les disciples de Jésus sont définis comme ceux qui invoquent le nom de Jésus-Christ. Si les disciples ont pu dire que Jésus est Dieu, c’est sa résurrection. La résurrection est le point central de la proclamation de l’Evangile ; c’est ce que proclament les disciples (Ac 5.33-39).

Dans les pires moments de doutes, le dernier filet, c’est se rappeler la résurrection et se dire : « Je sais qu’elle a eu lieu, je le crois ». C’est un acte de foi, bien sûr, mais l’émergence du christianisme est historiquement inexplicable si l’on n’admet pas la résurrection. Jésus est vivant, glorieux, il est le Messie que nous attendions, il est le Sauveur et c’est lui dont nous portons le nom. Nous pouvons être dans la paix et la joie qui vont au-delà des circonstances car nous sommes intimement liés au Christ ressuscité et glorieux, au point que c’est son nom qui nous définit.

En voici 3 conséquences :

1. L’interdiction du sanhédrin.

Ce que le sanhédrin interdit aux disciples, ce ne sont pas les miracles, c’est de parler du nom de Jésus. Les apôtres font office d’ambassadeurs. Un ambassadeur vit dans un pays étranger et représente la nation qui l’a envoyé. Il parle au nom de sa nation et en défend les intérêts. En tant que chrétiens, nous pouvons nous demander qui nous représentons et de qui nous défendons les intérêts, serait-ce : nos désirs personnels, notre famille, notre carrière, notre entreprise, notre parti politique, notre culture, nos valeurs ? La Bible nous demande de représenter les intérêts de Jésus le Messie. Cela n’est possible que si nous réalisons d’abord qui est celui dont nous portons le nom : le Ressuscité.

2. Une autorité déléguée

Cela implique qu’il nous délègue son autorité. Un diplomate d’une grande puissance est un homme parmi d’autres, mais l’autorité qui est derrière lui, c’est une méga-puissance militaire et économique. Nous sommes investis de l’autorité de celui qui est au-dessus de toute autorité. Nous sommes appelés à grandir dans cet exercice de l’autorité en guérissant les malades, en chassant les démons et en proclamant l’Evangile avec assurance. Lorsque nous nous sentons enfermés dans des modes de fonctionnement ou de pensées qui sont toxiques pour notre vie, nous sommes appelés à nous repentir et à prendre autorité au nom de Jésus contre ces puissances.

3. L’opposition

Le fait que nous portions son nom a pour conséquence que l’Eglise est persécutée. Nous recevons l’opposition qui est dirigée contre Jésus (Ac 5.40-41). N’oublions pas que dans les Actes, Etienne puis Jacques frère de Jean sont mis à mort et que ce n’est que le début de plusieurs siècles de persécution de l’église. De nos jours, la persécution se poursuit. En Suisse nous n’expérimentons pas ce genre de violence. Mais sommes-nous prêts à souffrir pour que notre vie soit vécue pour le nom de Jésus ? Sommes-nous prêts à sortir du cadre social établi, à être méprisés, à renoncer à un confort financier ou social, etc. ?

 

Si nous sommes si intimement liés à Jésus que nous portons son nom, alors nous ne sommes pas seulement unis à sa résurrection mais aussi à sa mort.

Approchez-vous de votre Sauveur Jésus-Christ. Il est tout-puissant. Il est votre berger, doux et humble de cœur. Il veut votre bien. Il veut donner à votre vie un sens nouveau, vous embarquer dans le grand mouvement de l’histoire du salut. Faites-lui confiance (Lc 12.32 ; Jn 16.33 ; Jn 17.26).

 Questions

  • Quelle expérience ai-je de l’autorité que Jésus me délègue ?
  • Quelles souffrances ai-je dû supporter à cause du nom de Jésus ?
  • Quelles stratégies ai-je, peut-être, mis en place pour ne pas souffrir comme chrétien ?

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