La puissance de la Grâce

La puissance de la Grâce

Actes 15, 23-29

Le contexte

L’entrée en masse de non-Juifs dans l’Eglise contrarie et menace les chrétiens d’origine juive. Ils sont nombreux à penser que pour devenir chrétien, un païen doit d’abord se convertir au judaïsme et donc respecter la loi de Moïse et les traditions. Ils créent un grand tumulte parmi les nouveaux convertis et refusent de fraterniser avec eux.

En quoi ce problème nous concerne-t-il aujourd’hui ? Supposons que le vent de l’Esprit souffle sur Lausanne et que beaucoup d’hommes et de femmes de toute culture, de toute couche sociale, viennent participer à la vie de l’église. Ils seraient des enfants dans la foi avec des habitudes et des styles différents des nôtres. Comment les accueillerions-nous ?

Le conflit

Ici, il est de nature théologique. Dans tout conflit, nous devons nous interroger, dans un face à face avec Dieu, sur nos motivations profondes et discerner ce qui en chacun de nous vient d’en haut, et ce qui vient d’en bas, c’est-à-dire de notre nature propre, (1Co 3.3).  Supportons-nous les uns les autres en nous efforçant de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix, (Ep 4.2-3).

La forme

  1. Il y a un vif débat dans l’église d’Antioche.
  2. Le problème est exposé aux apôtres et anciens à Jérusalem.
  3. Le débat est ouvert, chacun expose sa position.
  4. Les apôtres et les anciens se réunissent à l’écoute de Dieu.
  5. L’assemblée fait silence et écoute.
  6. Une décision est prise et fonde l’unité en Christ : le Salut est par Grâce.

Les Juifs et les non-Juifs sont frères.

Le fond

Des croyants issus du parti des pharisiens se levèrent en disant … v.5 ; Pierre dit : Dieu est souverain, Dieu a choisi, Dieu a décidé, Dieu voit les cœurs, Dieu donne le Saint-Esprit, Dieu ne fait aucune différence, v. 7-11. Paul et Barnabas racontèrent les signes miraculeux accomplis au milieu des non-juifs, v. 12. Jacques dit que cela s’accordait avec les paroles des prophètes, v. 17-20, et proposa une décision.

Conclusion

Les révélations passées, le don de l’Esprit, la purification du pécheur, les miracles, la promesse prophétique prouvent que le salut s’obtient par la grâce divine. Il n’est pas nécessaire que le païen se convertisse au judaïsme pour ensuite être sauvé par la grâce.

Le concile de Jérusalem se situe entre deux voyages missionnaires. Nous avons la vocation d’apporter l’Evangile dans le monde. S’il y a des verrous extérieurs à l’annonce de l’évangile, il y a nos verrous intérieurs comme par exemple lorsque notre préoccupation est la sanctification ou la piété personnelle, qui peuvent nous éloigner du vécu des non-croyants et nous empêchent de les rencontrer ; une lecture trop moralisante de la Bible qui nous fait perdre de vue l’amour inconditionnel de Dieu pour les hommes et nous amène à une transmission tronquée de l’Evangile. Nous avons à redécouvrir la puissance de l’évangile qui sauve et qui guérit au travers de miracles, (Rm 15.17).

Témoignage

 A l’entrée du cimetière de notre village il était écrit le texte de (Hé 9.27). Sans commentaire, mon père me le montrait. Il me laissait avec ces deux mots glaçants : « Mort et jugement ». Comptant sur mes ressources pour parvenir à l’obéissance, j’ai renoncé à poursuivre le chemin de la foi. Je connaissais bien la « théorie du Salut » mais ne la vivais pas. Un jour, alors que j’allais sur mes 65 ans j’ai entendu l’appel du bon berger, j’ai été touché au cœur : François, ce ne sont pas tes œuvres, tes efforts qui te sauveront, j’ai donné ma vie pour toi, j’ai payé le prix à ta place. Par mon sang versé pour toi je te sanctifie. Tu as libre accès à mon Père. Pense à la promesse qu’Il a faite à ce brigand qui, au moment de mourir sur la Croix, a reconnu en lui la victime innocente, son Sauveur et son Roi, à cette femme pécheresse qui inonda les pieds de Jésus de ses larmes et à tant d’autres à qui Jésus a dit ta foi t’a sauvé. Cette foi Seigneur elle vient de toi. Je t’en prie raffermis-la en moi. Car, il persiste une tension entre le Dieu trois fois saint et moi lorsque je chute. Alors je crie, j’appelle Celui de qui me vient le secours. Et je me rappelle les paroles de (1Jn 2.1)

Questions

  • Quelle est ma façon de réagir face aux conflits possibles dans mon église ?
  • Quelle est ma façon de régler les conflits ?
  • En quoi la grâce de Dieu me rencontre-t-elle ? Que m’apporte-t-elle ?

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