Parler sans tromper

Parler sans tromper

(Mt 5.33-37 ; Ex 20.7 ; Lv 19.22 ; Nb 30.3)

Jurer, c’est faire un serment en engageant un être ou une chose que l’on tient pour sacré. Un serment, c’est un acte qui  consiste à prendre publiquement Dieu comme témoin d’une déclaration que l’on fait. C’est une affirmation solennelle d’attester ou de renforcer la vérité. Le parjure est un faux serment. Si ce passage vient juste après la lettre de divorce,  c’est  peut-être  que Jésus  voulait souligner le sérieux de l’engagement du mariage pris devant Dieu. Les pharisiens avaient fait des listes de serments à utiliser. Si d’autres serments ou si le nom de Dieu n’était pas dit, l’engagement pouvait être rompu. Pour certains,  jurer était devenu une  garantie de véracité. Cela supposait que ce qui était dit sans serment n’était pas digne de foi. C’est à tout cela que Jésus s’oppose, Mt 23.16-22.  Pour Lui, l’important est de tenir ses promesses quel qu’en soit la formulation. Les  serments deviennent donc inutiles Jc 5.12. Le oui est un oui et le non est un non ; le malin, le père du mensonge n’a pas sa place chez le disciple de Jésus. Le mensonge détruit la communion ; seule la vérité établit la fraternité.  Jésus dit que les gens honnêtes n’ont pas besoin de prêter serment,  sauf si les autorités le demandent. Jésus veut que nos paroles soient vraies, sans avoir besoin de se justifier constamment. Dans certaines circonstances, il est difficile de dire la vérité. Il ne s’agit pas alors d’avoir une franchise brutale. Il faut examiner nos sentiments, nos motivations et l’impact prévisible. La vérité doit toujours être dite dans l’amour de façon à faire évoluer positivement la personne à laquelle on s’adresse.

Parler vrai : un chemin de réconciliation

Nos amitiés se construisent par notre capacité à bien nous comprendre. Les discordes proviennent souvent de malentendus et de manque d’empathie. Parler vrai permet de construire la paix entre les humains, Za 8.16. Sur le chemin du pardon, le parler vrai va amener à la réconciliation, lorsqu’on peut dire ce que l’on a souffert.

Aller en profondeur :

dire oui à la vie,  c’est dire non à ce qui l’entrave. C’est accepter que notre vie ne soit pas un long fleuve tranquille. Elle comporte des crises internes (adolescence, retraite, etc.) et externes (accidents, chômage, etc.) qui transforment. Beaucoup aimeraient devenir des vivants, mais ils ont une identité perturbée, des émotions refoulées, etc. Il leur faut alors visiter les situations vécues et les émotions refoulées, les nommer (Jésus à Gethsémané : « mon âme est saisie d’angoisse … »).  La traversée est douloureuse, mais le Saint-Esprit donne la paix et la consolation. Si, à l’infirme de Béthesda (Jn 5.1-9), Jésus demande s’il veut  être guéri, c’est qu’Il ne veut pas seulement  guérir son corps, mais son être psychique et social que la maladie a perturbé. Il ne sera plus un assisté. Il confirmera son oui en prenant sa natte et en  se mettant à marcher. Dieu nous dit de choisir la vie Dt 30.19.

Questions

  • Quelle est la valeur que je donne à ma parole ?
  • Est-ce que je suis obligé de promettre ou de jurer pour qu’on me croie ?
  • Les autres, doivent-ils promettre ou jurer pour que je les croie ?
  • Ai-je un oui à dire au Seigneur pour  vivre un nouveau chemin de vie ?
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