La véritable liberté (Galates 5.1-5 et 13-26)

La véritable liberté (Galates 5.1-5 et 13-26)

Résumé de l’atelier biblique du 24 mai 2018

Animateur : Stéphanie Clarke

Introduction

La véritable liberté que Paul présente dans l’épître aux Galates devait être vécue face à deux mondes différents :

  • face aux juifs : des chrétiens d’origine juive prônent un retour à la circoncision et aux observances alimentaires ; ils y voient une condition pour être sauvé.

Paul montre qu’ ainsi ils vident l’Evangile de sa substance, car le Christ nous a libérés d’un moyen inefficace de justification par la loi pour nous unir à Dieu comme des fils.

  • face au monde gréco-romain, où l’Etat contrôlait la religion, marquée par des interdits et des superstitions. Paul annonce que Christ libère de ce carcan et de ces tabous.

Commentaire

  • Dans l’AT, la liberté de la personne est définie par la position dans la société ; ce n’est pas un droit de l’individu. Pour le peuple, la liberté est un bien donné par Dieu, elle fait partie des privilèges de l’alliance.
  • Dans le NT, le Christ apporte la rédemption : libération par rapport à une condition préalable d’esclavage ou d’oppression liée au péché. C’est un nouveau statut.
  • Dans nos sociétés pluralistes, on croit à la liberté comme à un « droit naturel », indépendamment de toute transcendance ; on prétend à l’autonomie des choix.
  • Ici, Paul affirme que nous devons au Christ la véritable liberté : il nous libère de l’esclavage de la loi et du péché, nous donne une existence de fils. Il faut donc tenir ferme dans la foi et ne pas imposer la pratique de la circoncision, car cela impliquerait la soumission à tout le système de la Loi. Ce serait incompatible avec la Grâce et la foi.
  • D’autre part, vivre conformément dans cette liberté reçue, ce n’est pas un prétexte pour se laisser aller à ses propres désirs. La « chair », c’est l’être humain tout entier, mais laissé à lui-même, sans relation avec Dieu. On voit bien que les « œuvres de la chair » ne se bornent pas à l’impureté, mais englobent des relations humaines perverties. La foi rend capable de faire des choix réellement libres, dans le domaine de la sexualité, de la vie personnelle, et de développer avec les autres des relations fraternelles, vivantes et vivifiantes.

Questions

  1. Qu’est-ce que la liberté aujourd’hui ? Comment est-elle comprise dans notre société ? Dans notre vie ?
  2. Est-ce que renoncer à certaines pratiques est un manque de liberté ?
  3. Comment vivre une vie conduite par l’Esprit ?

 Dialogue et conclusion

  1. On prétend qu’on a le droit d’établir des contrats et de les rompre. « Je peux penser et faire ce que je veux », ce qui conduit à une course sans fin, et une fermeture à autrui. Le comble, c’est que la société veut nous contraindre à agir ainsi !
  2. Des renoncements motivés sont au contraire des actes de liberté.
  3. Les chrétiens ont « crucifié la chair », c.à.d. qu’en s’unissant au Christ crucifié, ils voient leurs mauvaises tendances privées de leur puissance.
    La liberté n’est pas d’abord pour moi, mais pour les autres ! Je reçois du Christ la force d’aimer mon prochain.
    Et je ne suis plus éparpillé, influencé par les événements, mais l’Esprit me donne de rester ferme, dans l’orientation de toute mon existence.

La véritable liberté est paradoxale : le chrétien est libre, il est fils, il est héritier, tout en étant « esclave » du Christ. La soumission au Christ nous libère !

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