Maladie et guérison sous le regard de Dieu

Maladie et guérison sous le regard de Dieu

Ex 15.26 et 2Tm 4.20 nous disent le paradoxe de la maladie et de la guérison.

1. Enseignement général

Empathie – Compassion
Parler de la maladie c’est parler de personnes réelles avec leur histoire concrète et non pas d’un événement abstrait, théorique. Le faire serait être comme les amis de Job, moralisateur, donneur de leçons, etc. La compassion, c’est le geste originel de Dieu qui recherche Adam et Eve dans le jardin d’Eden, du père qui court à la rencontre de son fils prodigue.
Maladie et souffrances sont les conséquences du mal, du péché, de la rupture par rapport à Dieu.
Le projet originel de Dieu est un projet d’harmonie et de bonheur (Ap 21.4).  Après le péché originel apparaissent les notions de douleur et de peine. Pourtant, l’émergence du mal reste un mystère inaccessible à la pensée humaine. En principe, la souffrance n’est pas la conséquence d’un péché moral (Jn 9.3 ; Lc 13.4).
Promesse de restauration
Dieu se donne à connaître comme un Dieu qui guérit (Ex 15.26 ; Ps 103 ; Es 33.22) ; qui guérit ceux qui obéissent aux commandements, (Dt 7.15). Quelques exemples de guérisons de malades : 1R 17.10 ; 2R 5 ; 2R 20 ; Es 38.
La maladie, les épreuves, les souffrances sont inscrites dans la pédagogie divine ( Jc 1.2 ; 2Co 6.4 ; 1Pi 1.5-7 ; etc.)
La souffrance n’a aucune vertu en elle-même mais vécue dans la présence de Dieu on peut lui donner un sens, la transfigurer (Rm 8.28, 35).

2. Miracles et guérisons manifestent la gloire de Dieu.

Les évangiles regorgent de récits de guérisons (Mt 12.15 ; Mt 14.14 ; etc.) A Nazareth Jésus donne son programme (Lc 4.18). Les habitants veulent voir des miracles qui démontrent la puissance de Jésus. Cela va flatter leur désir de toute-puissance, leur rêve du miraculeux. Jésus leur répond : Je vous le dis… aucun prophète n’est bien reçu dans sa Patrie. En fait, Jésus ne cherche pas des admirateurs comme dans un fan-club sportif mais des disciples qui entrent en relation de proximité avec lui. Ce ministère n’est pas destiné seulement à faire du bien ni pour faire étalage de son autorité et de sa puissance. Il est le témoignage du Royaume de son Père, le « Royaume de Dieu », de la victoire du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres (Mt 11.2 ; 1Jn 3.8 ; Lc 10.8 ; etc.) Cette approche nous montre la maladie comme un corps étranger, une réalité étrangère à l’homme.

La maladie comme l’action d’un ennemi

L’autorité du Christ, son action thérapeutique témoigne de Sa souveraineté, elle témoigne que le Royaume de Dieu s’est fait proche. Elle témoigne de la Gloire de Dieu… une gloire qui se rend visible, qui se manifeste dans les miracles et guérisons. C’est ce que j’ai appelé « la gloire glorieuse du Christ ».

3. Dieu assume la souffrance. Dieu intègre la souffrance à sa propre histoire, à sa propre personne

La Passion est l’événement central pour les chrétiens. Lors du dernier repas, le nom de Judas le traître n’est donné qu’à Jean. S’il n’est pas donné aux autres disciples c’est afin qu’ils ne l’empêchent pas de faire son œuvre. C’est alors que Jésus dit : « Maintenant, le Fils de l’homme est [a été] glorifié » (Jn 13.30-32). C’est « maintenant » que Jésus se dessaisit de sa vie terrestre. Il entre dans le processus de la mort par lequel il va perdre sa vie humaine. Ce maintenant va être le dessaisissement de sa vie entre les mains des soldats, de ses bourreaux, du sanhédrin, de Pilate, de Caïphe, d’Hérode, de la foule. Pendant 33 ans il les avait côtoyés, croisés en tant qu’homme libre. Maintenant il est leur victime. C’est ce moment que Jésus déclare être sa  » glorification « .  C’est ce que j’ai appelé :  » La gloire douloureuse de Jésus « . Dans la Passion, Dieu assume en Jésus ce qui lui est étranger. Il assume la souffrance, la peur, l’angoisse, la douleur. Il a porté nos souffrances, nos fardeaux non pas comme on porte un sac de montagne dont on se décharge une fois arrivé à la cabane. Il les a portés dans sa personne, au cœur de lui-même. Désormais, la douleur, la souffrance, sont intégrées à l’être de Dieu sous forme des cicatrices indélébiles que le Christ portera de toute éternité (Es 53).

Questions

  • Quelle est ma compréhension de l’origine de la souffrance ?
  • Quelles sont mes expériences de guérisons miraculeuses dont j’ai été acteur, témoin ou bénéficiaire ?
  • En quoi la gloire douloureuse de Jésus pourrait-elle m’aider ?

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