(6) Les marques d’une foi authentique

(6) Les marques d’une foi authentique

L’Or dur(e)

(Jc 4.13 à 5.6)

La confiance déplacée

Jacques écrit son épître dans une période difficile. Elle précède la révolte juive de 70. Contexte économique : pour les Israëlites, personne ne pouvait dire que la terre lui appartenait. Avec les Grecs, la terre appartenait à l’empereur. Sous l’occupation romaine, il y a l’émergence de nouveaux riches (les Hérodiens), une double imposition (au temple et à Rome), les petites gens voient leurs conditions de vie se détériorer. Il y a augmentation de la mendicité, de l’émigration, du brigandage et de faux messies. Ces conditions de vie produisent la révolte juive en 68. Pour l’église, une question se pose : comment vivre l’économie de partage dans une société de spéculateurs et de rapaces ? Le problème des  spéculateurs :

1)    La maladie de la réserve :

c’est sans limites qu’ils accumulent des biens,

Es 5.8 et Jc 2.15-17.

2)  La parole arrogante :

ils cherchent à faire valoir leurs performances  commerciales pour gagner de l’argent, leur grandeur, leur dévouement,  leurs œuvres. Ils cachent la mort et évacuent Dieu, source de leur vie. Ils sont irritables face à tout obstacle sur leur route.

3)   Les richesses « pourries » et coupables des avares :

au bien qu’ils ne font   pas, ils ajoutent le mal qu’ils font Jc 4.17 ; ils ne payent pas les salaires ; ils sont riches alors que les autres manquent du nécessaire.

Principes financiers bibliques : Mt 6.34, ne pas s’inquiéter du lendemain ; à chaque jour suffit son travail ; la terre est au Seigneur ; remettre les dettes (culture de la redistribution périodique) ; se discipliner à ne faire que les réserves nécessaires ;  pratiquer la fraction du pain, Ac 2.42 ; veiller à ne pas  courir après l’argent-roi et dire qu’on aime Dieu. Reconnaître la Seigneurie de Jésus dans tous les domaines de notre vie, faire nos plans devant Dieu, ne pas oublier notre prochain.

Conclusion :

Veillons, car le capitalisme libéral et l’avidité de certains font des dégâts parmi les populations les plus déshéritées ; ayons le souci du commerce équitable ; intéressons-nous à la manière dont l’argent fait des petits au travers de négoces malhonnêtes, de fraude fiscale, etc.

Nous sommes appelés à dénoncer ces choses pour éviter le jugement de Dieu. Notre silence aussi est coupable.

Jésus est venu pour nous réconcilier avec Dieu et pour nous transformer de telle sorte que ce monde soit plus vivable.

Questions

  • Est-ce que je laisse Jésus dompter, par son Esprit, mon avidité ?
  • Est-ce que j’ai une spiritualité trop tournée vers moi, mes besoins , mes problèmes ?
  • Que signifie, pour moi, faire des réserves nécessaires ou raisonnables ?
  • Quelle pourrait être mon action dans notre monde économique ?

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