L’extraordinaire nouveau temple (Jean 2. 18-22 et 4. 19-24

L’extraordinaire nouveau temple (Jean 2. 18-22 et 4. 19-24

RÉSUMÉ  Atelier biblique

7 novembre 2019

Animatrice : Stéphanie Clarke

Introduction

Paroles de Jésus dans deux situations différentes. Jn 2  : Jésus vient de chasser les vendeurs du Temple. Jn 4  : Jésus rencontre une Samaritaine à Sychar, au puits de Jacob, à midi  ; il lui demande de lui donner à boire, puis lui offre de l’eau vive ; elle désire cette eau, mais Jésus lui dit qu’elle a eu 5 maris.

Commentaires

2,19  : Le temple de Salamon a été détruit par les Babyloniens en 586 av. J. Chr.

Le temple reconstruit par Zorobabel après l’exil a subi des dommages. Hérode a procédé à sa rénovation et son agrandissement dès 20-19 av. J. Chr. Le gros des travaux a pris 10 ans, mais certains aménagements ont duré jusqu’en 63. Les événements narrés en Jn 2 doivent se situer vers l’an 27, soit 46 ans après le début des travaux. Le temple sera détruit en 70. L’écrivain juif Flavius Josèphe est la source principale concernant la défaite de Jérusalem. Il était d’abord avec les rebelles contre les Romains, mais voyant les conflits meurtriers entre diverses factions juives, il a pensé que Dieu avait quitté le temple avant sa destruction. Il a cru que Dieu avait donné le pouvoir à l’empereur de Rome. Témoin du siège de Jérusalem par Titus (général, futur empereur), il a constaté les atrocités commises par les fanatiques juifs  ; il pense que ce sont eux probablement qui ont incendié le temple. Il y a eu une énorme perte de vies humaines pendant le siège et la destruction de la ville.

« Détruisez ce temple et en 3 jours je le relèverai. » «  Détruisez…  » – non pas «  Si ce temple est détruit…  » Ces paroles, déformées, sont mentionnées par les faux témoins (Mt 26, 61), lors du procès de Jésus  : «  Celui-là a dit  : je puis détruire le temple de Dieu et le rebâtir en trois jours.  » Idem lorsque Etienne est arrêté. (Actes 6, 14)

4,19-20 : Les Samaritains descendent des tribus du Nord d’Israël, auxquelles ont été mêlés des peuples mésopotamiens que le roi d’Assyrie y avait placés, après avoir déporté nombre d’Israélites (en 721 av. J.-C., après la destruction du royaume du Nord). Ils adoraient Yahweh (l’Eternel), reconnaissaient le Pentateuque et attendaient le Messie. Ils ont édifié un temple sur le mont Garizim, où devaient être prononcées les bénédictions selon Dt 11,29. Dt 12,11 prescrit d’adorer Dieu à un seul endroit, que Dieu choisira, mais ne mentionne pas Jérusalem. Le temple de Jérusalem, construit par Salomon, sera consacré par Dieu, selon 1R 9,3. (Voir aussi Ps 132, 13-14.) Il y a eu hostilité croissante entre les Juifs et les Samaritains. 4.23 et 24  : «  en esprit et vérité  » (littéralement)  : 2 mots visant la même réalité.

Questions

  1. Qu’est-ce que cela veut dire  : «  adorer en esprit et en vérité  »  ? Comment expliqueriez-vous cela à nos contemporains  ?
  2. Christ est notre temple – quelles implications pratiques pour nous dans notre situation  ?

 Dialogue et conclusion

  1. S’il s’agit de l’esprit de l’homme, cela signifie que l’adoration doit jaillir de notre être le plus profond, avec intégrité et cohérence (entre nos paroles et nos actes). S’il s’agit de l’Esprit de Dieu, cela signifie que l’adoration doit se vivre dans la soumission à l’Esprit saint et à ce qu’il révèle. On peut admettre les deux interprétations. – Autrefois, on adorait par des sacrifices, offerts en un lieu sacré. Il n’y a plus de lieu sacré, mais notre adoration ne doit pas seulement être mentale, elle doit s’exprimer par des actions, notamment en faveur des nécessiteux et des éprouvés. Dieu est Esprit, donc pas besoin d’une élévation particulière pour vivre dans l’Esprit  ; en priant le Père, on y est déjà. Pour en témoigner, il importe de dire que nous passons par Jésus.
  2. Christ est temple, car la présence de Dieu est en lui. Chacun peut se relier directement à lui. Il a été détruit (crucifié), mais 3 jours plus tard il a repris vie  : il en avait le pouvoir (Jn 10, 18). Son corps, c’est aussi l’Eglise universelle, l’ensemble de tous ceux qui sont attachés à lui  ; cela se vit dans la communauté locale, temple, puisque Jésus-Christ a promis d’y être présent. Deux risques  : celui de ne cultiver que la relation verticale avec lui  ; celui de ne regarder qu’aux membres de la communauté.

Le nouveau temple est vraiment extraordinaire  : c’est le Christ ressuscité, ainsi que le corps dont il est la tête, et que sans cesse il veut relever.

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