Signes, prodiges et miracles (Actes 9.31-43) (NBS)

Signes, prodiges et miracles (Actes 9.31-43) (NBS)

Résumé de l’atelier biblique du 2 novembre 2017

Animateur : Jean Villard ; Texte : Actes9.31-43 (NBS)

Commentaire

  1. Situation : La mission d’Ac 1.8 est en train de s’accomplir, en Judée et Samarie. Au ch. 10, l’Esprit sera donné à des païens ; au ch. 13 commence la mission de Paul dans plusieurs nations.
  2. Sens des termes : 3 termes souvent associés, pratiquement synonymes (Ac 2,22 ; Hé 2,4 ; 2 Th 2,9) : miracles (actes de puissance) – prodiges – signes. Signe, surtout dans l’Evangile de Jean : miracle porteur de sens, révélant une vérité importante (salut, divinité de Jésus,…). Il y a une grande diversité de miracles : guérisons, exorcismes, libérations de prison, prédictions, jugements (cécité[Paul Ac 9,8–Elymas Ac 13,11], voire décès[Ananias et Saphira Ac 5, 3-10]).
  3. Miracles nombreux « par les mains des apôtres » … « tous étaient guéris. » (5, 12-16) ; mais aussi par d’autres (Etienne p.ex., 6, 8). Pierre surtout en accomplit, et par là Jésus accrédite le ministère qu’il lui a confié (Mt 16, 18) : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise… »
  4. L’action miraculeuse n’est pas une preuve de spiritualité  ! Satan en fait aussi : 2 Th 2,9. Egalement de prétendus disciples que le Christ rejette : Mt 7, 22-23.
  5. Dans l’Eglise primitive, il y a eu aussi des persécutions, sans délivrances miraculeuses  : Etienne (6,8-7,60) / Eglise de Jérusalem (8,1) / Jacques (12,2). Mais ceux qui ne sont pas délivrés n’ont pas une moindre spiritualité ! Lire Hé 11, 32-40. Après avoir rappelé des prodiges extraordinaires opérés par des héros de la foi, l’auteur ajoute (v.35b-40) :
    « Mais d’autres furent torturés … D’autres subirent l’épreuve des moqueries et du fouet, ainsi que les liens et la prison. Ils furent lapidés, sciés, tués par l’épée …Et tous ceux-là, qui avaient reçu par leur foi un bon témoignage, n’ont pas obtenu ce qui avait été promis. Dieu, en effet, avait en vue quelque chose de supérieur pour nous, afin qu’ils ne soient pas portés à leur accomplissement sans nous. »
  6. Pierre agit différemment avec Enée et Tabitha. Avec le 1er, il proclame immédiatement (semble-t-il) la guérison. Avec T, il s’isole, il prie, avant d’ordonner à la défunte de se lever.
  7. Quelles sont les causes de la maladie et de la guérison ?
    – Pourquoi Enée a-t-il été paralysé et Tabitha est-elle morte de maladie ? Il n’y a aucune explication – pas plus que lors des guérisons opérées par Jésus (voir Jn 9,1-3).
    Exceptionnellement, et suite à une révélation, Paul (1Co 11, 29-30) a donné une cause à des maladies. Mais il ne faut pas généraliser ! P.ex., la maladie dont Paul souffre (2Co 12,6-9) n’est pas expliquée par une telle cause.
    – Pourquoi ont-ils été guéris ? On peut être tenté de croire que c’est dû à des mérites, comme ceux de Tabitha (36), mais ce serait archifaux. Enée n’a pas de mérites, les 10 lépreux purifiés par Jésus non plus (Lc 17, 12-18).
    On pourrait aussi imaginer qu’il faut une démarche ou une prière spéciale, particulière. Mais on voit bien ici que les démarches sont différentes d’un cas à l’autre – comme quand Jésus guérit.
  8. Quel est le sens des miracles ? Ici la Parole est claire et explicite : le résultat, c’est que beaucoup « se tournèrent vers le Seigneur » (35b), et « se mirent à croire au Seigneur » (42b). Les miracles se font pour attester la vérité du message apostolique et pour appeler les gens à s’ouvrir à l’action salvatrice du Christ. C’est là le sens, mais le résultat n’est pas garanti !

Questions pour les groupes

  1. Qu’est-ce que nous pouvons imiter dans la conduite de Pierre et des « saints » mentionnés ici (les disciples et Pierre) ?
  2. Avez-vous été témoins d’un miracle ? Quels en ont été les effets ?
  3. Que faire en cas de non exaucement ?

 Conclusion :

Nous pouvons, voire devons, prier le Seigneur d’opérer des miracles. Cela pour accréditer le message de l’Evangile. Nous devons aussi nous attendre à des miracles douloureux !
Et rappelons-nous que les délivrances et guérisons miraculeuses ne sont que des « acomptes », des signes précurseurs, en attendant le rétablissement de toute chose, à son Avènement.

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