Louange personnelle des Psaumes

Louange personnelle des Psaumes

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C’est la raison pour laquelle, le texte de la Prédication vous est proposé ci-dessous

Psaume 124

J’aimerais commencer ce message par remercier le conseil pastoral de m’avoir donné l’opportunité de préparer ce message. En effet, et là je fais un petit coup de pub pour la prédication, ça fait tellement de bien de préparer un message pour la foi et la relation à Dieu. Parce que ce que je partage ce matin avec vous, c’est un peu seulement la pointe de l’iceberg de tout ce que j’ai pu méditer, apprendre, comprendre, revoir, vivre avec Dieu, et ça m’a fait du bien. Je vais vous dire ces derniers moi je ne me suis pas senti spécialement proche de Dieu, et là me replonger à fond dans un texte c’était vraiment bon… donc merci au conseil pastoral, et coup de pub, pour ceux qui hésiteraient lorsque le conseil pastoral les sollicite, n’hésitez pas trop à vous lancer dans ce genre de service pour la communauté parce que personnellement, ça fait du bien.

Je vous propose donc de lire ce Psaume 124 et ensuite je vous en dirai quelques mots.

Je ne vais pas vous refaire d’intro sur les Psaumes des montées, ceux qui ont parlé des Psaumes précédents l’ont déjà bien fait, au contraire j’aimerais revenir sur un aspect introductif, sur le caractère, personnel et de louange des Psaumes. Les psaumes sont des textes de prière, de louange, ce sont des textes poétiques et c’est donc différent de lire et d’étudier un psaume, qu’un enseignement de Jésus ou qu’un récit historique. La louange que contient les Psaumes – d’ailleurs les Juifs ont donné le nom tehillim aux Psaumes, ce qui veut dire louanges – cette louange, est personnelle, on peut s’en servir pour en faire notre louange pour Dieu, c’est ce qui était fait lors des montées, c’est ce qui nous a été montré lors des précédents messages – M. Bachmann et P. Kantia ont lié leur étude du Psaume avec un témoignage personnel,  A. Boss et Y. Souza nous ont invités à prier ces Psaumes – et comme disait Jean Calvin, un des grands réformateurs :

« J’ai l’habitude de nommer ce livre une anatomie de toutes les parties de l’âme, parce qu’il n’y a affection en l’homme qui ne soit représentée comme un miroir. Même pour mieux dire, le Saint-Esprit a ici dépeint au vif toutes les douleurs, tristesses, craintes, doutes, espérances, sollicitudes, perplexités, voire jusqu’aux émotions confuses dont les hommes ont l’habitude d’être agités. Le reste de l’Ecriture contient les enseignements que Dieu à enjoints à ses serviteurs de nous annoncer, mais ici, les prophètes, parlant à Dieu, découvrent toutes les affections intérieures, appellent, ou plutôt obligent chacun de nous à s’examiner lui-même afin que rien des infirmités auxquelles nous sommes sujets et de tant de vices dont nous sommes remplis ne demeure caché… En somme, tout ce qui peut servir à nous encourager quand il est question de prier Dieu nous est enseigné dans ce livre ».

Ce Psaume 124, vieux de 2-3 mille ans, est aussi censé diriger et encourager notre louange et prière, il n’est pas désuet/périmé, bien au contraire. Moi ce Psaume, je le disséquerais en 2 parties : la première partie, les versets 1 à 5, une partie narrative/historique/commémorative, et la deuxième partie, les versets 6 à 8, une seconde partie de louange envers Dieu.

Cette première partie, nous raconte comment des Israélites ont pu échapper aux griffes d’hommes qui leur voulaient du mal : grâce à l’action incroyable de Dieu, ils ont pu échapper à une situation totalement désespérée. L’auteur fait usage de la poésie orientale de l’époque, avec des répétions d’idées, des gradations pour dépeindre l’immense gravité de la situation. Bon vu que c’est difficile de savoir avec certitude l’auteur et la datation du Psaume en question, c’est difficile de savoir de quelle situation on parle. Si l’auteur est David, ça peut faire référence aux nombreux ennemis qu’il a dû affronter, mais on n’est pas sûr que ce soit David. Est-ce qu’on parle de la sortie d’Egypte, du retour d’exil de Babylone, d’une attaque contre le peuple d’Israël ou d’une simple attaque de pèlerins lors du voyage à Jérusalem ? Dur à dire… Ce qu’on peut dire par contre, c’est que si on s’accorde à dire que ce Psaume fait partie d’un ensemble de Psaumes pour la montée des Israélites à Jérusalem, ou pour la montée des marches du temple, c’est que cet événement désespéré, qui finalement n’a été vécu que par un groupe d’Israélites, soit les Israélites du temps de David, soit ceux du temps du retour d’exil, soit encore un autre groupe d’Israélites, est repris par chaque Israélite pour en faire une louange à Dieu, pour célébrer et se rappeler de l’action grandiose de Dieu. Et si vous vous rappelez un peu de l’histoire du peuple d’Isräel dans l’AT, vous vous rappellerez qu’elle n’a pas été un long fleuve tranquille, bien au contraire, elle a été très chaotique. Désobéissances incessantes du peuple, suivies de conséquences désastreuses pour le peuple telles que déportations, invasions, guerre civile, famines, morts et j’en passe. Et pourtant, les Israélites sont appelés à chanter la délivrance incroyable de Dieu. Imaginez-vous, vous êtes israélite et chaque année vous faites le pèlerinage à Jérusalem. Vous êtes peut-être en pleine famine ou guerre et vous vous êtes appelés à chanter ce Psaume 124 qui parle de la grandeur de Dieu et de sa délivrance.

La deuxième partie est tournée vers la louange directe pour Dieu en commençant par « Loué soit l’Eternel » et en se terminant par une mini confession de foi en la puissance et la grandeur de l’Eternel : « Notre secours nous vient de l’Eternel lui-même qui a fait le ciel et la terre. » Le Psalmiste déclare ici qu’il met toute sa confiance en Dieu, et il reconnaît en lui le créateur de toutes choses.

En quoi est-ce que je peux prendre exemple sur ce Psaume pour ma prière et ma louange personnelle ? J’ai retenu 3 points que je veux vous partager 3 points pas exhaustifs, juste 3 aspects qui m’ont interpellé : pas besoins de trop demander, se rappeler avec joie, remercier Dieu pour qui il est.

Pas besoins de trop demander  : Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais pour ma part, lorsque je prie, une grande majorité de ma prière est basée sur des demandes à Dieu. Seigneur je te prie pour que tu agisses pour telle ou telle personnes, que tu bénisses telle ou telle situation, que tu prennes soin de ce besoin, etc. Et remarquez dans ce Psaume, dans cette prière, il n’y a pas de demande à Dieu, c’est autre chose. Et ce n’est pas le seul, il y a beaucoup d’autres Psaumes sans demandes à Dieu, soit dans les Psaumes des montées, soit ailleurs dans le recueil. Alors attention, je ne dis pas que demander quelque chose à Dieu est mauvais. Je pense que c’est le contraire. En effet, demander à Dieu, implique reconnaître qu’Il a la possibilité, la puissance de répondre à notre demande. Çà implique aussi reconnaître que Dieu s’intéresse à ma demande et n’y est pas indifférent, que je crois qu’Il agit vu que je lui fait la demande. Donc faire une demande à Dieu, c’est bon. Vous connaissez probablement Matthieu 7.7-11, le sermon sur la montagne, dans lequel Jésus recommande : « Demandez et vous recevrez… » et qui se termine par « … à combien plus forte raison votre Père céleste donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. ». Ce que je veux dire c’est qu’il peut être facile de se déséquilibrer dans notre relation à Dieu et se tourner vers Dieu uniquement pour des demandes. C’e n’est pas une relation équilibrée quand on se tourne vers quelqu’un uniquement pour des demandes. Et d’ailleurs Jésus dit aussi dans ce même sermon sur la montagne « 7 Dans vos prières, ne rabâchez pas des tas de paroles, à la manière des païens ; ils s’imaginent qu’à force de paroles Dieu les entendra. 8 Ne les imitez pas, car votre Père sait ce qu’il vous faut, avant que vous le lui demandiez. ». Et ensuite il présente la prière du notre Père. Il y a cet aspect dans le « Notre Père » de demande, mais pas uniquement. Comme dans beaucoup de choses tout est question d’équilibre. Donc si vous êtes parfois comme moi, sur le côté bcp de demandes à Dieu dans les prières et la relation, vous vous demanderez peut-être par quoi les remplacer. Voici donc le deuxième point :

Se rappeler avec joie : Dans ce Psaume 124, le peuple se rappelle de la délivrance divine et s’en réjouit. Les fêtes instituées pour le peuple juif sont l’occasion de se rappeler l’action de Dieu dans diverses situations et de s’en réjouir. Et nous aussi chers amis, nous sommes encouragés à nous rappeler et nous réjouir de la bénédiction de Dieu dans nos vies. Heureusement en Suisse, on a quelques congés qui nous permettent de nous en rappeler et de s’en réjouir – si on ne se laisse pas trop avoir par tout ce qui tourne autour dans notre société – Noël, Pâques, le lundi du Jeûne, l’ascension et j’en passe, bref presque tous nos congés spéciaux ce sont toutes des occasions d’être dans la joie avec Dieu. La Sainte Cène, instaurée par Jésus, pour que l’on se rappelle et se réjouisse de sa victoire. Et ça c’est communautaire, mais dans nos vies de tous les jours, combien vivons-nous de bénédictions et combiens nous en réjouissons-nous ? Je me rappelle étant plus jeune, j’avais quelques soucis de talons, qui m’embêtaient pas mal, et je me rappelle dire à Dieu « si je suis guéri de ces soucis je t’en serai reconnaissant tous les jours ». Mais maintenant que j’ai plus ces soucis, la reconnaissance pour ma santé je l’oublie souvent, et pourtant c’est un cadeau de Dieu. Vivre dans un pays comme le nôtre, au niveau économico-socio-politique c’est un cadeau de Dieu. Vivre, tout simplement, et connaître Dieu, quelle chance… toutes ces choses peuvent remplir notre prière. Et quel effet, ça produit dans notre relation à Dieu… on l’aime de plus en plus, on lui fait confiance parce qu’on se rend compte très concrètement combien Il est bon. Et se rappeler des bontés de Dieu, on est encouragés à le faire dans les bonnes et les mauvaises situations, parce qu’on en traverse aussi dans la vie des périodes difficiles, de même que les Israélites, de même que Jésus, ou que les apôtres et les premiers chrétiens, mais malgré tout avec Pierre 1 Pierre 1.6 « C’est là (la foi et le salut en Dieu) ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves » on peut vivre la joie en Dieu, quelles que soient les circonstances. Et troisième point on peut :

Remercier Dieu pour qui Il est : Ce Psaumes 124 se termine sur un fragment de confession de foi comme je l’ai mentionné tout à l’heure en confessant la primauté de Dieu sur toutes choses et la confiance qu’on peut avoir en lui. Et nous sommes appelés à louer Dieu pour qui il est, pas seulement pour ce qu’il fait, bien que les deux soient intimement liés. C’est par ce que Dieu fait que l’on peut comprendre qui Il est. Lorsque Jésus nous apprend le notre Père, qui commence par « Notre Père qui est aux cieux », qu’est ce que l’on reconnait de Dieu ? Qu’est-ce que ça veut dire être un Père ? Qu’est-ce que ça veut dire « être aux cieux » ? Je ne vais pas faire une exégèse à ce sujet, je vais vous laisser y réfléchir un peu, quand même je ne vais pas tout faire à votre place … Lorsque l’on se rappelle avec joie de ce que Dieu fait, on peut comprendre qui Il est. Sa bonté transparait par exemple, lorsque je pense à la création. Son amour transparait, lorsque je pense à l’envoi de Jésus sur Terre. Sa proximité de chacun apparaît lorsque l’on entend les témoignages des chrétiens. J’ai trouvé vraiment beau le témoignage de Paulraj la semaine passée et voir comment Dieu s’est miraculeusement occupé de lui en sortie de boîte. Toutes les facettes de Dieu on peut s’en réjouir avec Lui, en fait simplement comme on se réjouit des différentes facettes de nos proches, combien de fois par exemple je me dis « ah quelle chance que Lydia, mon épouse, ait telle ou telle qualité » et avec Dieu je le fais beaucoup moins, mais je devrais le faire plus parce que ça nourrit vraiment notre relation avec Dieu. En effet, si comme le psalmiste je reconnais Dieu comme créateur de toutes choses alors lorsque j’en aurai besoin, je pourrai me fonder là-dessus. Je pourrai me rappeler que dans telle ou telle situation qui me paraît difficile, voire impossible à l’œil humain alors Dieu, le créateur du ciel et de la Terre m’aime et promet de ne pas m’abandonner.

Chers amis, pour conclure, j’aimerais nous inviter à réévaluer la qualité de notre relation avec Dieu, d’une manière globale, parce que c’est important de le faire régulièrement pour s’assurer qu’elle soit bonne, c’est si facile de tomber dans un travers, je le vois dans ma propre vie régulièrement. Mais j’aimerais aussi nous inviter à réfléchir spécifiquement par rapport à ce que j’ai mentionné :

  1. Comment puis-je me rappeler des bontés de Dieu dans ma vie ?
  2. Quelles facettes de ma relation à Dieu me réjouissent actuellement ?

 

 

 

 

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