Si Dieu est pour nous …

Si Dieu est pour nous …

Romains 8. 31-39

Introduction

 Ce texte est une parole qui résonne avec force, une force qui est celle de la conviction. Ce que Paul dit aux chrétiens de Rome ne sont pas des paroles pieuses, non, c’est du vécu : J’ai reçu cinq fois quarante coups moins un, trois fois j’ai été fouetté, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, … (2Co 11.24).

Tout… Voilà par où est passé cet homme qui persécutait des chrétiens et qui après sa conversion a connu lui-même l’adversité la plus brutale. Et, justement, c’est en ayant vécu cette adversité et en la vivant encore qu’il dit : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous. ». Lorsque nous disons « Dieu est pour nous » il n’y a plus de dualité. Lorsque Paul persécutait l’église il avait le sentiment d’avoir Dieu et le monde contre lui. Un Dieu rigoureux qui avait de grandes exigences pour être satisfait et un monde qui s’opposait à sa croyance. Pour Paul dans toutes les circonstances, même les plus dures, la direction de sa vie c’est ce Dieu qui a donné son propre Fils … et nous donne tout. Ce « tout » n’est pas la fortune selon la théologie de la prospérité mais : la vie, la force d’espérer, la force d’aimer, de pardonner, d’avoir part à la plénitude de ce qui est en lui, d’être équipés pour être de bons administrateurs de la grâce de Dieu pour rendre le Royaume de Dieu visible sur la terre.

Vraiment tout ? Moins nous serons encombrés, asservis, plus nous serons libres de recevoir ce que Dieu a à nous donner. Nicolas de Flue s’est retiré du monde pour prier. Il n’avait qu’un manteau pour se couvrir, été comme hiver. Dans cette présence de Dieu, il a acquis une sagesse telle que des hommes d’autorité venaient le consulter. Ce que Dieu nous donne, personne ne peut nous l’enlever, (Jn 10.29).

Qui accusera … ? Dieu justifie il rend libre par la foi. Il n’y a plus de culpabilité. On ne porte plus le monde sur nos épaules, mais on agit en personnes responsables. Qui condamnera ?

Christ, à la droite de Dieu intercède, le St-Esprit intercède pour nous… Même sans paroles nous pouvons prier pour regarder la route plutôt que le guidon. Qui nous séparera de l’amour du Christ, l’injustice, la jalousie, l’amertume, la maladie, etc.

Rien… Personne ne peut ravir l’Esprit de vie qui est en nous, même l’adversité la plus frontale, comme la persécution. Paul sait que les chrétiens de Rome vivent sous la persécution. Il y a le danger d’abandonner la foi. Paul ne leur dit pas de veiller à ce que cela n’arrive pas mais il affirme que, par le Christ, ils sont plus que vainqueurs. L’assurance que Dieu est avec nous n’annule pas la réalité de la souffrance, Il ne délivre pas de l’adversité, mais on n’a plus à la craindre. J’ai rencontré un évangéliste qui avait été emprisonné en Sibérie. Les conditions de vie étaient terribles et il faisait particulièrement froid. Une fois libéré il est resté dans le même village pour continuer d’évangéliser. Rien ne peut nous séparer de l’amour de Jésus ni la maladie ni les affres de la vieillesse. Comme Andrée, atteinte d’une sclérose en plaques et qui ne pouvait presque plus bouger mais qui nous accueillait toujours avec un tel sourire que l’on y voyait le visage de Dieu.

Conclusion. Oui, j’en ai l’assurance, seule l’œuvre de l’Esprit en nous conduit à une telle assurance.

Questions :

  • Pour moi, qu’est-ce que ce « tout » que Dieu m’a donné ?
  • Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Jésus. Quelle en est mon expérience  ?
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