Chercher la face de Dieu

Chercher la face de Dieu

Exode 32-33

La première partie de ce prêche a pour but de nous aider à comprendre ce qui s’est passé au temps de l’Exode lorsqu’Israël a construit le veau d’or. Dans la deuxième partie, nous réfléchissons à comment nous sommes aujourd’hui affectés par ce phénomène. Dans ce cadre, une interprétation est proposée pour plusieurs visions et images reçues ces derniers temps par des personnes de la communauté pour l’église de Villard.

  1. Les chapitres 32-34 se trouvent au cœur de la section 25-40 de l’Exode qui décrit ce qui doit être mis en place pour que la présence de Dieu puisse résider au milieu du peuple d’Israël de manière permanente. En construisant le veau d’or, Israël ne commence pas à adorer un nouveau dieu. Il cherche à « domestiquer » la présence de Dieu, à la remplacer par une forme moins menaçante, plus contrôlable (ch. 32). Cependant, la présence de Dieu ne peut être domestiquée et elle est donc remplacée par un succédané fait de main d’homme. Dieu va d’ailleurs décider dans un premier temps de retirer sa présence (ch. 33).

Qu’en est-il aujourd’hui ? Avons-nous pleinement accueilli la présence de Dieu dans nos vies personnelles et dans la vie de notre communauté ? Ou bien avons-nous, comme les Israélites autrefois, cherché à la domestiquer, et donc à la remplacer par autre chose ? L’image reçue d’une communauté pressant une porte fermée qui donne sur une esplanade blanche de lumière a été interprétée comme une interpellation que nous résistons communautairement à la présence de Dieu tout en voulant y accéder.

En se basant sur l’expérience d’Israël, nous pouvons voir trois raisons qui nous amènent à remplacer la présence de Dieu par un point de contact artificiel avec Dieu :

  1. Apathie spirituelle : notre impatience, notre incrédulité, notre amertume face aux difficultés nous amène à construire une présence artificielle toujours sous la main.
  2. Peur de la puissance de Dieu : on cherche à remplacer la présence de Dieu par un ersatz à cause de blessures, d’un désir d’indépendance, de rationalisme ou d’orgueil.
  3. Influence de la société environnante : par héritage ou séduction, nous préférons adopter une forme d’adoration de Dieu en phase avec la société.

Israël va cependant réagir en se repentant et en désirant ardemment la présence de Dieu, Moïse allant jusqu’à demander à voir la gloire de Dieu. Dieu va répondre par la grâce et le don de sa présence. Nous avons reçu plusieurs images nous encourageant que c’est Christ qui ouvre la porte et qu’elle est déjà en train de s’ouvrir.

A la suite d’Israël au temps de Moïse, nous avons vécu un temps de prière communautaire en trois phases :

  1. Repentance : demande de pardon et abandon de ce par quoi nous avons remplacé sa présence, puis renouvellement de notre confiance en Dieu et accueil de son pardon.
  2. Intercession : prière pour que la présence de Dieu revienne pleinement en nous et parmi nous par le Saint Esprit.
  3. Chercher la face de Dieu : par l’abandon de nos formes et l’accueil de la présence, nous voulons suivre Christ et être transformé à son image.

Mise en pratique

  • Est-ce que la présence de Dieu est pleinement accueillie dans ma vie de foi personnelle ? Ou bien est-ce que je discerne de la religiosité, des formes vides, des rituels, des manières de penser et d’agir qui prennent le rôle de cette présence ?
  • Qu’est-ce qui me conduit à ces formes asséchantes ? Apathie spirituelle, peur de la présence, influence de la société, ou encore autre chose ?
  • Prendre un temps de prière (repentance, abandon des formes, accueil de la présence).

 

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