Résumé Atelier biblique – Une liberté illusoire (Jean 8. 31-36)

Résumé Atelier biblique – Une liberté illusoire (Jean 8. 31-36)

RÉSUMÉ  Atelier biblique

4 mars 2021

Animatrice : Viviane André

Introduction

Contexte : Jésus se trouve à la fête des tentes à Jérusalem. Ce qu’il dit ou fait suscite déjà de l’opposition, notamment de la part des pharisiens. Les gens se demandent s’il est le Messie. Lui-même affirme être la lumière du monde et éclairer ceux qui le suivent, pour ne pas mourir dans leurs péchés. Il prétend à une relation privilégiée avec Dieu le Père, qui l’a envoyé. Le v. 30 précise que beaucoup ont cru en Jésus ; la qualité de cette foi est encore à préciser, mais c’est à eux que Jésus s’adresse.

Commentaires

31. Demeurer dans : signifie probablement « obéir à, être fidèle à », avec une notion de continuité.

32. La vérité : du point de vue des Juifs, la vérité se trouvait dans la loi de Moïse, et  l’étude de cette loi rendait un homme libre. Jésus donne un enseignement qu est à la hauteur de la loi de Moïse au moins.

33. Descendance : litt. semence. Le mot évoque une filiation biologique. Aux v. 37 et 39, Jésus signale une différence entre « descendance » et « enfants », les enfants imitant ce qu’a fait leur père. Et il signalera que les Juifs ne se comportent pas en enfants d’Abraham, mais du diable.

Nous n’avons jamais été esclaves : pourtant Israël a été souvent soumis à des puissances étrangères  ; peut-être qu’on voit ces situations comme de simples punitions divines qui leur étaient infligées. Ou il s’agit de liberté intérieure : personne n’a jamais pu entièrement dominer sur eux ni contrôler leur cœur. Autre possibilité : affirmation qu’ils appartiennent à la classe des hommes libres.

La notion de la liberté dans notre société actuelle est très différente de la notion biblique : absence d’entraves, possibilité de faire ce qu’on désire, sans tabou.

35. Famille : litt. maison. Le lien de ce v. avec le contexte n’est pas clair. Il y a probablement une allusion aux descendants d’Abraham : ses fils Ismaël et Isaac, dont l’un seulement reste dans la maison/famille de son père, l’autre étant le fils d’une esclave et finissant par être chassé (Gn 21). Les Juifs ont beau clamer être les vrais descendants d’Abraham, ils sont en réalité esclaves du péché et ont donc perdu leur statut. Le véritable fils, ici, c’est Christ, que les Juifs ont rejeté, alors que lui, il reste dans la maison pour toujours.

36. Le Fils vous rend libres : Jésus se présente comme ayant l’autorité dans la maison, contrairement aux esclaves que sont ses auditeurs. Il est, lui, le véritable fils. C’est autour de son identité que va se focaliser la suite de la discussion.

Questions

  1. En quoi la liberté revendiquée par les auditeurs de Jésus et par nos contemporains est-elle une illusion ?
  2. En quoi le péché constitue-t-il un esclavage ?
  3. Quelle est la liberté que Christ nous apporte aujourd’hui, dans notre vie, par rapport au péché  ?

Dialogue et conclusion

(A) On est esclave de soi-même (désirs, émotions…) et soumis à des conditionnements. (B) Le péché nous entrave, nous emballe, nous empêche d’avancer et nous sépare de Dieu. (C) L’Esprit nous donne le pouvoir d’être nous-mêmes, de pardonner et d’aimer. Après nos chutes, il faut s’y ouvrir à nouveau.

– La véritable foi n’est pas une affaire d’appartenance ethnique, familiale, géographique. Il y a là une forme d’individualisme qui peut surprendre, dans le contexte d’une société collectiviste. –

Le péché, la perversion du bien créé par Dieu, peut prendre divers traits : mensonge, meurtre, vol, mal fait à autrui, égocentrisme. Nous sommes prisonniers de nos propres besoins et envies, auxquels nous peinons à dire non. C’est le tableau brossé par Paul en Rm 7 : on sait ce qui est bien, mais on n’arrive pas à le faire, comme s’il y avait une force d’opposition en nous ; en revanche, on fait le mal qu’on ne veut pas. – Christ nous procure la véritable liberté en nous permettant de dire non au péché. L’Esprit de Dieu habite en nous, si nous sommes nés de nouveau, et nous rend capables de faire la volonté de Dieu, qui est bonne pour tous. – Dieu veut des disciples qui refusent le mensonge, nous n’avons pas à nous prêter au jeu de faux-semblants quelconques, et c’est également une extraordinaire liberté. –  Mais : « Que celui qui croit être debout fasse attention à ne pas tomber ! » (1 Co 10.12)

Un commentaire

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.