Une course d’amour

Une course d’amour

(1Co 9.24-25 ; Ph 3.12-14 ; He 12.1-13)

Dans ma vie, j’ai pratiqué beaucoup de sports et j’ai constaté que pour cela, il fallait avoir un but, de la discipline, de la persévérance et de l’endurance surtout lors de difficultés. La vie chrétienne est à l’image d’une course d’endurance comme un marathon. Durant un cours d’initiation à la vie chrétienne, nous avons abordé l’épître aux Romains sous trois thèmes : la purification, la sanctification et la glorification. Assimilés à une course, ces thèmes peuvent devenir : le départ, la course et l’arrivée.

1. La purification/le départ

Parfois il y a confusion entre purification et sanctification. Nous pensons que c’est au travers de nos œuvres, de nos efforts, etc. que nous sommes purifiés. Il s’ensuit une vie difficile dans laquelle la grâce manque.

2. La sanctification/la course

Il s’agit de mettre sa vie en ordre, non par légalisme mais par amour, dans la joie de la gratitude de la grâce ; dans la joie d’être un enfant de Dieu, aimé, adopté et héritier avec Christ, digne, appelé à grandir, tout cela pour devenir la bonne odeur de Christ. Si nous sommes amenés à reconnaître nos manquements, nous sommes aussi appelés à reconnaître les dons dont l’Esprit nous équipe. Dans une société dans laquelle les gens ne connaissent plus l’évangile, nous avons la joie d’être des témoins de Son amour. Dans ma famille, il n’y a qu’un couple qui soit chrétien. Dernièrement ils sont venus nous voir. L’épouse est évangéliste. Elle a pu avoir des contacts auprès de membres de la famille que je n’avais jamais eus auparavant. Ainsi, Dieu peut donner des onctions pour atteindre les autres. Je viens de prendre ma retraite de pasteur et j’ai envie de proclamer l’amour de Christ comme évangéliste.

L’histoire de Derek Redmond illustre cet amour. Quelques instants avant le départ d’une course importante, un claquage l’en avait empêché. Il avait dit à son père que quoi qu’il arrive, lors de sa prochaine course, il irait jusqu’au bout. Aux JO de Barcelone, blessé durant la course, il la poursuit à cloche-pied. Son père accourt pour le soutenir et le lâche à quelques mètres de l’arrivée qu’il peut passer tout seul. Malgré la douleur, son père était présent pour le soutenir. Disqualifié, son histoire a marqué les JO.

Nous sommes dans une course qui n’est pas finie. Nous sommes confrontés aux faiblesses de la chair, au diable, aux blessures, etc. qui ralentissent notre course. La souffrance est inhérente à notre condition humaine, même si parfois nous en sommes les instigateurs. Tant de chrétiens souffrent de la persécution dans le monde. La course est redoutable avec la souffrance sans explication. Pourtant, l’amour de Dieu nous rejoint par Jésus et par le Saint-Esprit qui nous renouvelle. Lorsqu’un enfant est fragile, blessé, difficile, c’est là que le père sait et doit prendre plus de temps pour l’accompagner avec amour.

3. La glorification/le but

Nous ne devons pas croire que nous avons atteint le but et confondre la course avec le but car, le royaume de Dieu est déjà là, mais pas encore pleinement présent. Paul écrivait :

J’ai combattu le bon combat de la foi, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi… 2Tm 4.7-8

Questions

  • Où en suis-je dans ma course chrétienne ?
  • Comment comprendre que la vie chrétienne ne soit pas une course si facile ?
  • Qu’est-ce qui pourrait m’empêcher de poursuivre ma course ?
  • Quelles sont mes expériences de soutien du Père dans des moments difficiles ?

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