Dieu est lumière

Dieu est lumière

Un mode de vie…

L’auteur de cette épître est l’apôtre Jean (1Jn 1.1-2). Son but est de dénoncer les fausses doctrines et d’encourager la communion fraternelle (1Jn 1.3-4).

Fausse doctrine

Le gnosticisme (gnose = connaissance).

Son enseignement : Le Dieu de l’ancien testament (Yahvé) est caché, obscur et mauvais. Le Dieu de Jésus-Christ est bon, supérieur à Yahvé, mais on ne le connaît pas. Jésus était un homme de Nazareth habité par le Christ jusqu’à la croix. Là, le Christ s’est retiré et l’homme Jésus est mort. L’intellect est bon et la matière est mauvaise. Ce qui entraîne le laxisme (je peux faire ce que je veux avec mon corps puisque ça ne touche pas mon intellect) ou l’ascétisme (je me garde de tout contact charnel pour ne pas me souiller). C’est une religion pour initiés. On trouve son influence dans l’Islam et dans d’autres religions.

Dieu est lumière (1Jn 1.5-10)

C’est une caractéristique fondamentale de Dieu. Il ne s’agit pas de la lumière du soleil mais bien d’une lumière morale, spirituelle : en Dieu, il n’y a pas de dissimulation. Les ténèbres c’est là où la lumière de Dieu est cachée car, on ne peut pas créer des ténèbres. Les ténèbres, c’est là où la lumière ne pénètre pas. Ce qui implique que le Dieu de Jésus n’est pas le Dieu obscur des gnostiques. Vivre dans la lumière est un mode de vie.

Jean mentionne trois attitudes possibles

  1. Dire une chose et agir de façon non conforme à ce qu’on a dit (1Jn 1.6). En agissant ainsi, nous sommes conformes au Dieu obscur et caché des gnostiques. Jean dit que cette attitude est celle d’un menteur, d’un fils du diable, le père du mensonge. Faisons donc attention au « faire semblant ». Jean dit que nous sommes en communion avec Dieu et avec les frères lorsque nous agissons conformément à ce que nous disons (1Jn 1.7). Comme ce n’est pas toujours acquis, nous devons retenir la promesse du pardon et de la purification (1Jn1.7b).
  2. « Moi, commettre un péché ? ». Cette façon de voir s’apparente au laxisme des gnostiques : penser que quoi que l’on fasse n’altère en rien notre foi. Jean dit que c’est une séduction, un mensonge envers soi. La réponse, c’est qu’il suffit de reconnaître, d’avouer, de confesser nos péchés … (1Jn 1.9).
  3. « Moi, être touché par le péché ? » (1Jn 1.10). Cette façon de voir s’apparente à l’ascète qui a renoncé à toutes les souillures liées au corps et qui se croit pur. C’est alors Dieu qui est traité de menteur car le corps n’est pas impur, c’est notre être intérieur qui l’est. Pour le chrétien c’est une tentation. Il peut se retirer de tout ce qu’il pense être mauvais : cinéma, concert, etc. Ne fréquentant plus ce qu’il pense être « le monde », il peut croire être pur. Jean nous invite à ne pas succomber à l’une ou l’autre de ces attitudes ou à toute autre façon de vivre qui pourrait entraver notre communion, notre marche avec Dieu. Il est inutile de se cacher les choses à soi-même et à Dieu. Jean termine par une dernière promesse tout aussi puissante que les deux précédentes (1Jn 2.1-2) que nous pouvons lire ainsi :

Mon enfant, je t’écris cela pour que tu ne pèches pas. Mais, si tu viens à pécher, tu as un défenseur auprès du Père, Jésus-Christ qui est juste. Il est lui-même l’expiation pour ton péché ; non pas seulement pour les tiens mais aussi pour ceux de tous tes frères et sœurs, ici dans cette église et dans le monde entier.

Questions

  • En quoi le gnosticisme altère-t-il l’évangile et pourrait-il altérer ma vision de Dieu ?
  • Que signifie, pour moi, « Dieu est lumière » et « marcher dans la lumière » ?
  • En quoi suis-je concerné par une ou plusieurs des trois attitudes possibles pour un chrétien ?
  • Comment pourrais-je travailler à améliorer la communion fraternelle au sein de ma communauté ?

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