La guérison d’un sourd-muet (Marc 7, 31-37)

La guérison d’un sourd-muet (Marc 7, 31-37)

RÉSUMÉ  Atelier biblique

5 mars 2020

Animatrice : Stéphanie Clarke

Introduction

Dans les chapitres précédents, Jésus a enseigné, il a choisi les apôtres, il a opéré des guérisons, il a multiplié les pains. Juste avant notre texte, Jésus, près de Tyr, a délivré par sa parole la fille d’une femme païenne. Notre texte donne des indications géographiques précises, sa vérité historique est indubitable.

Commentaires

Au lie de rentrer directement en Galilée, Jésus est allé de Tyr à Sidon (env. 40 km au nord) et ensuite, par le sud-est, à l’est du lac de Galilée. La Décapole est une ligue de 10 villes libres, de culture grecque. Toutes sauf une (Scythopolis (Beth Shanb) se situaient à l’est du lac  de Galilée et du Jordan. On est ici en pays non-juif. Mais le sourd-muet n’est pas nécessairement païen, des colonies juives existaient dans presque toutes les villes de la Décapole. Jésus s’adresse au sourd-muet en araméen.

Les personnes qui l’amène prient Jésus de lui imposer les mains : pratique juive bien établie. Mais en fait, quand Jésus rencontre des malades, on voit qu’il a a des manières très différentes d’agir.

Questions

  1. Comment Jésus se fait-il comprendre par le sourd-muet  ? Cherchez les différents éléments dans le texte.
  2. Pourquoi Jésus donne-t-il la consigne du silence  ?
  3. Devons-nous imiter Jésus dans la façon d’aborder les personnes en souffrance ? Y a-t-il une façon de faire  ? Qu’est-ce qu’il y a à imiter absolument ?

 Dialogue et conclusions

  1. Jésus veut avant tout communiquer avec le sourd. Il le prend à part, évite de faire du spectacle. Il s’adapte à la personne de l’infirme. Il lui fait comprendre qu’il sait où est son problème, en lui touchant les oreilles et la langue. Il lui met de sa salive pour montrer qu’il donne de lui-même, qu’il se relie à lui. Levant les yeux au ciel, il indique clairement que Dieu va agir. Son soupir était perceptible, il exprimait sa compassion. On peut traduire : « il gémit », c’est le même verbe qu’en Rm 8,22,23,26 : attente fervente d’une intervention libératrice. « Ephphata », mot qui pourrait être lu sur se lèvres, c’est la demande décisive, qui se rapporte non seulement aux oreilles et à la langue, mais à l’être entier.
  2. Jésus veut s’engager sur le chemin de la passion ; ce n’est pas le moment pour lui d’être glorifié. Certains discernent certes qu’il est le Messie, mais ont de fausses idées sur lui : il n’est pas principalement un guérisseur, il n’est pas du tout un libérateur politique qui débarrasserait Israël des Romains. Il vaut surtout amener les gens à un changement radical, en prêchant l’Evangile. Or il arrive parfois que la foule (enthousiasmée par ses guérisons) l’empêche d’entrer dans une ville (Mc 1,45).
  3. Nous ne devons pas imiter automatiquement les gestes de Jésus. Mais, à tout prix, il nous faut voir la personne globale du prochain ; commencer par construire une relation avec lui ; nous adapter à lui, en tenant compte de son vécu, de ses capacités (ou de ses faiblesses), de sa manière de s’exprimer. Inventer des moyens (paroles et gestes) de nous faire comprendre de lui. Et par-dessus tout, agir avec une profonde compassion.

 

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