RÉSUMÉ Atelier biblique– EEV, Lausanne – 5.2.26 – Animateur : Vincenzo Ravera
Premier-né de toute la création et premier-né d’entre les morts – Colossiens 1.15-23
Introduction Ce passage occupe une place centrale et fondatrice dans l’histoire de la christologie chrétienne. C’est l’une des affirmations les plus denses et les plus élevées concernant l’identité et l’œuvre de Jésus-Christ. Paul y présente le Christ à la fois comme préexistant à toute création, pleinement divin, et activement engagé dans l’histoire du salut. On peut y voir un hymne, que Paul a rédigé ou qu’il cite. Le terme grec pas (« tout », « tous », « chaque ») apparaît à huit reprises : rien n’échappe à la seigneurie du Christ : tout a été créé par lui, en lui et pour lui, et tout subsiste en lui. La parole créatrice de Dieu est identifiée à une personne historique, Jésus-Christ. Il est « l’image du Dieu invisible » : en Jésus, Dieu se rend visible, connaissable et accessible. La grandeur cosmique du Fils est immédiatement reliée à son œuvre historique et rédemptrice : par son corps livré et par son sang versé, il opère la réconciliation de toutes choses avec Dieu.
Commentaires
1.15 le texte ne dit pas que Christ est le premier-né parmi la création, mais qu’il précède la création, puisque la suite de l’hymne affirme qu’il a participé à l’œuvre de la création.
1.16 “trônes, souverainetés, dominations, autorités” : ces 4 termes désignent l’ensemble des êtres spirituels, selon la vision du monde antique. Selon N.T. Wright, ces termes peuvent “s’appliquer aux forces invisibles à l’œuvre dans le monde au moyen de la religion païenne, de l’astrologie, de la magie, ou au moyen des systèmes oppressifs qui asservissent ou tyrannisent les êtres humains”.
1.17 “tout subsiste en lui” : le verbe signifie “tenir ensemble”, “coller”. Sans Christ, tout s’arrêterait, se désagrègerait.
1.18 l’Eglise” : au sens universel : le rassemblement de tous les croyants. – Dans l’antiquité, on concevait la tête comme le membre qui gouvernait le corps, celui qui le contrôlait et subvenait à sa vie et à ses besoins. – le premier-né d’entre les morts” : la résurrection de Jésus est un événement qui marque la fin des temps et elle ne se limite pas à annoncer notre propre résurrection, mais elle la fonde (sens de archē). Voir aussi : 1 Co 15.20 ; Ac 26.23 ; Mt 27.52,53.
1.20 cette réconciliation n’annonce pas un salut universel, mais un renouvellement de la création.
1.21 “par vos pensées” : il ne s’agit pas simplement de la faculté de raisonner, mais de la disposition intérieure.
1.23 “qui a été proclamé à toute créature sous le ciel” : exagération de Paul qui a pour but d’affirmer que l’Évangile est destiné aux hommes de toute nation et de toute condition.
Questions
- Comment expliquer ce passage avec nos propres mots ?
- « Christ est la tête de l’Eglise » : quelles implications pour nous ?
- Témoignages au sujet de la plénitude ou de la persévérance ?
Réponses aux questions et conclusion
- Immensité du Christ ; nous recevons tout de lui. – Ce n’est pas Satan qui contrôle ce monde, mais Christ, qui le gouverne. – Dieu n’est pas distant ; il œuvre pour réconcilier. (B) Il faut obéir au Christ et l’adorer ; ne pas vouloir le faire entrer dans nos projets ; à nous d’entrer dans ses projets. (C) L’une de nous a reçu une joie intérieure en toutes circonstances, même avant une grave opération. Un homme dit qu’il a reçu l’assurance d’être sauvé : par la Grâce, non à cause de son comportement. – Quelqu’un relève que pour la persévérance, il faut une ferme détermination et aussi l’aide du Saint-Esprit.
Conclusion : Le Seigneur nous dépasse infiniment, il est au-dessus de l’univers immense et il en prend soin par sa Providence. Christ est mon Seigneur, il me connaît. Malgré sa grandeur incommensurable, il est accessible.