RÉSUMÉ Atelier biblique– EEV, Lausanne – 5.3.26 – Animatrice : Stephanie Clarke
En Christ, tous les trésors de la sagesse et de la connaissance – Colossiens 1.24-2.10
Introduction
Paul parle à plusieurs reprise du mystère. Dans le contexte de Colosse, un mystère était facilement compris dans le contexte païen, se rapportant aux rites et symboles cachés, accessibles seulement aux initiés. Ce n’est pas le cas du mystère que Paul annonce, l’évangile de Jésus Christ, ouvert à tout le monde !Ce passage met en garde les Colossiens contre une hérésie, dont la véritable nature n’est pas claire. Plusieurs termes y font allusion : Philosophie (2.8), qui désigne un système de pensée élaboré par les hommes, en opposition à une révélation. – Gnôsis (2.3 ; connaissance), un courant philosophique qui promeut une connaissance intuitive et ésotérique des vérités divines, considérée comme la voie du salut. – Stoïchéia (2.8 ; éléments, principes élémentaires) désigne une série d’objets, mais aussi la constellation des corps célestes ou les astres qui sont vénérés en tant que divins. Le message de Paul par rapport à ces courants et ces traditions est clair : ne vous laissez pas prendre au piège.aucun intermédiaire n’est nécessaire, la plénitude habite en Christ.
Commentaires
1.24 « ce qui manque aux peines infligées à Christ… » : Paul ne veut pas dire que la mort du Christ était insuffisante. Comme le serviteur dans les textes d’Esaïe, Christ souffre encore au travers des souffrances de son peuple. Ce que Paul endure est donc une extension des souffrances du Christ.
1.26 Le mot « mystère » pouvait être compris comme désignant un culte secret, réservé aux initiés. Mais Paul utilise ce terme dans le sens juif. Le mystère chrétien n’est pas une connaissance secrète, connue de peu. C’est la révélation de la vérité divine, caché jadis, maintenant annoncée ouvertement.
2.1 Laodicée est une ville située à env. 30 km de Colosses.
2.3 La connaissance n’est pas une voie conduisant au salut. Elle résulte d’un attachement à Christ.
2.7 …affermis dans la foi telle qu’elle vous a été enseignée = affermissez-vous dans la foi, conformément à ce qui vous a été enseigné (ou aux instructions qui vous ont été données).
2.9 Plénitude (plerôma) : ce terme pouvait être utilisé par les faux docteurs pour décrire le Dieu transcendant. Plus tard, ils croyaient que le plerôma était tellement transcendant qu’une longue série d’intermédiaires était nécessaire pour y accéder. Paul est clair : aucun intermédiaire n’est nécessaire, la plénitude habite en Christ. – Corporellement : Paul se réfère à l’incarnation. En Christ, la plénitude à pris une forme visible, elle est devenue connaissable par l’homme.
Questions
- Qu’est-ce que le texte nous dit sur le mystère que Paul annonce ?
- Comment voyez-vous vos souffrances/ les souffrances des autres à la lumière de ce texte ?
- Paul parle de la connaissance. Notre vie au quotidien est dominée par les connaissances scientifiques – elles contribuent aux soins médicaux, aux déplacements faciles, à l’abondance de nourriture etc. Les connaissances scientifiques posent-elles un problème à notre foi ?
Réponses aux questions et conclusion
- Ce mystère est accessible à tous les croyants ; une partie avait déjà été révélée aux croyants. Mais il y a espérance : la gloire viendra plus tard.
(B) Il y a bien des sortes de souffrances. Ici : souffrances pour vous. Nous pouvons souffrir de voir des personnes refuser l’Evangile, ou de prétendus chrétiens plonger dans des doctrines ou des rites faux. Et rappelons-nous que Christ a souffert plus que nous.
(C) Les sciences bien comprises ne prennent pas la place de la foi. Et la Bible n’est pas un livre scientifique. Les sciences indiquent comment les choses se produisent ; la foi s’attache à une Parole qui dit pour quoi et pour qui elles se produisent.
Conclusion : Eph 1.13-14 : En Christ vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Evangile qui vous sauve, en lui vous avez cru et vous avez été marqués de l’empreinte du Saint-Esprit qui avait été promis. Il est le gage de notre héritage en attendant la libération de ceux que Dieu s’est acquis pour célébrer sa gloire.