L’avènement du Christ et les répercussions de l’espérance sur la vie de l’Eglise – (1 Thessaloniciens 4,13 – 5,11)

L’avènement du Christ et les répercussions de l’espérance sur la vie de l’Eglise – (1 Thessaloniciens 4,13 – 5,11)

Résumé de l’atelier biblique du 29 novembre 2018

Animatrice : Stéphanie Clarke

Introduction

Dans cette Epître, Paul complète l’enseignement qu’il a donné lors de son séjour, assez bref, à Thessalonique. Il aborde une question brûlante. Les Thessaloniciens étaient convaincus que le Christ reviendrait tout bientôt et étaient attristés en croyant que ceux qui meurent manqueront la venue du Christ. Paul les détrompe : ceux qui seront vivants au moment de l’Avènement ne précéderont pas ceux qui sont morts.

Commentaire et remarques des participants

Il y a dans ce texte quelques allusions à l’AT : (Dn 7,13) (Fils de l’homme venant sur les nuées des cieux) ; (Jr 6,14 & 8,11) ; (Ez 13,10 ;16) (paix annoncée par de faux prophètes). Paul ne cite expressément aucune parole de Jésus, mais son message concorde avec ce que Jésus a enseigné en (Mt 14,9-14) ; (Mc 13,9-13) ; (Lc 21,12-19).

1) v 16.17 : Le Seigneur lui même descendra du ciel et alors les morts en Christ ressusciteront premièrement. Cela avec des signes traditionnels : voix d’un archange, trompette (ou cor) de Dieu, quand Dieu se manifestait dans l’AT : intensité et beauté. Les nuées sont la manifestation de la gloire de Dieu. Les ressuscités iront à la « rencontre » du Christ venant sur terre pour établir son règne. Le mot grec s’emploie pour désigner l’action des notables d’une ville qui sortent pour accueillir et escorter un prince ou un haut magistrat qui vient visiter cette cité ; ce mot figure dans la traduction grecque d’Ex 19,7 : le peuple va à la rencontre de Dieu. Dans aucun cas il n’est question de repartir avec celui qui fait cette visite. Ici, la rencontre a lieu dans les « airs » : ce mot désigne symboliquement l’espace où les puissances adverses tentent de s’interposer entre Dieu et les hommes ; ces puissances seront définitivement vaincues, les airs, purifiés.

2) La parousie (présence glorieuse) du Christ sera soudaine et relativement imprévisible (comme « un voleur dans la nuit ») ; il faut donc une vigilance constante. Le « jour du Seigneur », c’est la manifestation éclatante de la seigneurie du Christ, quand il exercera son jugement et ses rétributions.

3) La venue du Seigneur ne prendra pas au dépourvu les croyants vigilants (5,4-8). Opposition entre la lumière et les ténèbres, au sens figuré d’incertitude, ignorance, aveuglement, conduisant au refus de la Parole de Dieu. La vigilance implique un combat spirituel. Le « sommeil » est pris en deux sens : le trépas (4,13, litt. : ceux qui sont endormis ; 5,10) ou l’engourdissement spirituel, l’insouciance morale (5,7). Nous attendons la pleine et définitive « possession » du salut (9). Nous devons nous « encourager » les uns les autres : ce verbe est apparenté au mot « Consolateur » désignant le Saint-Esprit.

Questions

  1. Quels sont les termes utilisés dans ce texte pour décrire la résurrection et la venue du Seigneur ? Dirait-on cela différemment dans le langage d’aujourd’hui ?
  2. Face à la mort, quelle est la consolation ?
  3. Quel impact sur ma vie et la vie de l’église ?

Réponses et conclusion

Termes : ressuscité (relevé) – parousie (mal traduit par « retour » en 4,15) – descendra du ciel – possession du salut. Il est difficile de trouver des mots compréhensibles pour parler à des incroyants, étant donné le matérialisme si répandu, présenté comme scientifique, alors qu’il ne l’est pas : les plus grands physiciens affirment que les lois de la nature ne sont pas matérielles. On peut parfois partir de la vague croyance, assez fréquente, en une survie après la mort et monter que cette survie n’est possible que s’il y a un Dieu. – La consolation, c’est de vivre avec Jésus-Christ, et d’y vivre « ensemble ». – L’impact de l’espérance, c’est d’abord de donner un SENS à notre existence ; de savoir que les maladies et tous les maux seront abolis ; que les chrétiens dont la vie est comme étouffée seront rétablis dans leur vraie personnalité ; c’est d’être « élevés », libérés de toutes les puissances hostiles pour aller à la rencontre du Christ.

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